Les patates impossibles...

06 mars 2009

Où je suis comme un premier juillet...

Ce blogue est maintenant décédé. Il n'y a plus de blogue Les patates impossibles... J'étais écoeuré que le monde mélange le groupe de musique avec le blogue. Faque là, 9 mois plus tard, je suis de retour en tant que blogueur mercenaire et ça s'appelle maintenant Creton-Concombre et ça va encore parler de chats pis d'affaires banales de la vie quotidienne.

Voilà donc notre nouvelle adresse de rendez-vous: http://cretonconcombre.blogspot.com/

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11 juin 2008

Où l'on trouve presque des spirales dans les yeux...

hypnoDisons que je me suis levé crissement de bonheur à matin. Pour bien du monde, c'est une heure normale mais pour moi, ça relève pratiquement de la science-fiction. C'est pas mon record mais quand même, ça fait deux jours que je me lève à 8h30. Oui oui, 8 heures et demi. Aïe aïe aïe.

C'est qu'à matin, y avait une conférence de presse de Théâtre du Saguenay et J-F m'avait invité à l'accompagner faque j'y suis allé, question de me faire voir la face. Côté visuel, j'aurais pu faire mieux. C'est qu'on tourne un film en fin de semaine et comme mon personnage est moustachu, ça doit faire trois semaines que je me suis pas rasé et je commence à avoir l'air du chef des "pirates" dans la première saison de Lost. À cet effet, Julie m'a même dit qu'il fallait qu'elle m'aime en crisse pour ressentir quelque chose pour moi, étant donné mon look de clodo. Merci chérie.

Bon, comme je vous disais, j'arrive à la conférence pis là, Philippe Belley, tsé le gars de Radio-Canada, me fait part qu'il avait lu mon blogue. "J'pensais trouver ta vie plate mais finalement je l'ai lu au complet" qu'il me dit précisément. Je peux pas vous cacher que je me suis senti comme un peu weird. C'est plus le bout de "je l'ai lu au complet" qui m'a déstabilisé.

La conférence commence pis là, on se fait quelques gags pour pimenter le tout. Rendu au sujet de la rénovation de l'Auditorium Dufour, je tente de manipuler subtilement Philippe pour qu'il demande à Robert Hakim pourquoi le C.A. a pas pensé faire une demande à Ma maison Rona ou aux Anges de la rénovation.

À la fin de la conférence, l'hypnotiseur Messmer sort de derrière un rideau pis là je deviens comme blême. L'affaire, c'est que dans la vie, j'ai trois phobies: les animaux aquatiques, les maladies micro-biologiques et évidemment, les hypnotiseurs. Oui, je sais que ça fait pas très viril, mais je trippe pas pantoute sur les poissons pis surtout les poulpes ou les pieuvres. Ça me crisse littéralement la chienne. Je fais juste vous l'écrire pis je suis exorbité. C'est dire.

Pour ce qui est des hypnotiseurs, je peux pas vous expliquer pourquoi. En fait, la seule affaire qui me vient à l'esprit, c'est le film de Woody Allen ou l'épisode des Simpsons où Homer tombe dans une espèce de délire après s'être laissé mettre en transe par un gars qui sort d'une petite pyramide.

Faque là, Messmer s'adresse au monde pis moi, je checke subtilement si y'aurait pas un moyen de me pousser en douce sans trop attirer l'attention. Mais comme personne bouge pis que je suis presque en avant, je trippe vraiment mais crissement pas. Finalement, il termine son allocution et nous invite à assister à son show la saison prochaine. Fin.

Moi, je recommence à prendre mes couleurs pis je suis ben fier de pas avoir perdu le peu de crédibilité que j'ai en prenant mes jambes à mon cou. Là, J-F pis moi, on se lève pour partir pis Philippe me tend la main que je sers sans trop réfléchir. Philippe devient comme un peu confus et me dit: "Ah c'est vrai, t'aimes pas ça serrer des mains." Chose exacte dont j'ai parlé précédemment dans ce blogue mais comme j'étais encore sous le choc de Messmer, faut croire que j'étais en état post-traumatique.

On sort donc de la pièce et juste avant de franchir le cadre de porte, Messmer sort de nulle part et m'échange un regard. Ce qu'il a dû voir, c'est les yeux d'un homme purement terrifié. Et pas pour rien. Ça devait être à cause d'une lumière qui a reflété dans ses yeux mais crisse, ses yeux ont comme brillé quand je l'ai regardé. Un peu plus pis y avait des spirales dans les yeux.

Là, j'vas me faire un café pis fumer une toppe. Passer ma journée comme si de rien n'était mais demain, fini les affaires de se lever trop de bonne heure. Crisse qu'on voit des affaires freaks à 10h00 du matin.

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03 juin 2008

Où mon statut de rockeur est peut-être confirmé...

biere_noelAprès-midi, j'étais à la job pis là, Nancy me demande si j'avais passé une grosse fin de semaine. Sans trop réfléchir, je lui dis que "ouais, pas pire" en pensant à la soirée de samedi. Y avait un party dans la même bâtisse que notre local pis on a donné un show avec Les lions du rythme. Disons que c'est rare qu'on a pas de fun quand on fait un show des Lions.

Là, je me mets à essayer de me rappeler ce que j'ai fait vendredi soir pis tout ce qui me revient à l'esprit, c'est qu'il me semble que j'ai fini la soirée au local mais je me rappelle comme pus trop pourquoi. Une bonne minute de réflexion plus tard, ça me revient: "Ah ouais... c'est parce que chus allé voir Leonard Cohen à l'Auditorium Dufour pis après J-F pis moi, on est allé prendre une bière au local."

Non mais tsé, faire plus séquelle que ça, c'est pas super évident. J'imagine que j'vas en faire chier quelques-uns mais même si c'était un super bon show, comme je connais pas tout le répertoire de Cohen, disons qu'après une dizaine de tounes, j'ai commencé à trouver ça un peu long. Pis là, comme le public en revenait juste pas que Cohen soit à Chicoutimi, la salle était tellement enthousiaste que Cohen enchaînait rappels sur rappels.

Un bon moment donné, J-F pis moi on s'est regardé pis j'y ai dit: "J'commence à avoir peur que ça finisse trop tard pour qu'on puisse aller s'acheter de la bière." J'ai checké l'heure sur mon cell pis y était 22h40. Comme on était rendu au troisième rappel, on a pas niaisé pis on a sacré le camp. Inutile de vous dire qu'on était les deux seuls de toute la salle à sacrer notre camp avant la fin du show.

Je sais pas si vous lisez le Rock N' Folk, mais depuis deux ou trois ans, y a une espèce de chronique dans le courrier du lecteur qui s'appelle Être rock en 2008 c'est... Ben je pense que je le sais maintenant moi c'est quoi: Être rock en 2008, c'est se pousser avant la fin d'un show de Leonard Cohen pour aller s'acheter de la bière avant 23h00.

Je me doutais aussi que malgré mes airs un peu straight, j'étais quand même rock. 

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28 mai 2008

Où des gros mots sont présents...

hoemrRobot-Pisteur m'a fait savoir que quelqu'un est arrivé sur "Les patates..." en cherchant sur Google "ma coloc se masturbe". Et le pire là-dedans, c'est qu'il s'est rendu jusqu'à la 76ème page de recherche pour aboutir ici. Quand même. Comme quoi la persévérance est une vertu. Ou la patience? Anyway, c'est vraiment troublant parce que vertu prend pas de "e" à la fin et ça, c'est pas mal assez pour faire ma journée.

Bon, ma double vie de journaliste culturel m'attend et disons que j'ai pas mal de pain sur la planche. Si j'étais un employé de chez Subway, disons que j'aurais un gros sous-marin format party à faire. Tsé comme lui que Homer mange pendant une semaine pis qu'à la fin, il faut qu'il le cache en arrière de sa fournaise. Mais bon, c'est de ma faute.

Faudrait que je prenne l'habitude de vérifier à chaque matin quelle date qu'on est. Je trouve ça hot le monde qui peuvent te répondre sans même réfléchir quelle date on est. Disons que moi, je fais partie d'une sous-catégorie. J'ai même souvent de la misère à savoir quel jour de la semaine que je suis. Pathétique.

Justement, ça me fait penser: quand quelqu'un vous demande votre nom pis que vous savez que vous le reverrez sûrement jamais, est-ce que vous dîtes votre vrai nom? Moi non. Je m'invente un nom plate. Pas nécessairement plate mais un nom super probable. Du genre: Fred ou Éric ou même des fois Frédéric. Genre de petit mensonge qui fait mal à personne mais qui rend la vie excitante pendant quelques secondes.

Mais ce qui est le plus freak là-dedans, c'est que quand je demande le nom de quelqu'un pis que je sais qu'il se dit qu'on se reverra probablement jamais, je le crois comme pas.

La vie est bizarre des fois.

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27 mai 2008

Où le prénom Stephen et le nombre 101 entretiennent un lien curieux...

stephen_chatJe sais ce que certains d'entre-vous se disent présentement: "Ce gars-là peut passer presque un mois sans rien écrire pis là, il met deux billets de file dans la même journée. Je pense qu'il est comme une espèce de maniaque qui peut passer des semaines sans frapper pis un moment donné, il craque et il part sur une dérape avant de retrouver le calme pendant quelques temps. Sauf qu'il a rien d'un maniaque et probablement qu'il n'a même pas la force de faire mal ne serait-ce qu'à une mouche. Peut-être aussi qu'il a juste pas d'amis et que sa vie est plate à mort. Anyway, le monde qui ont un blogue sont tous des gens plates à la base. En fait, le monde entier est plate et même que, la Terre est plate. Et si ça se trouve, probablement que Christophe Colomb a même pas existé et Elvis est même pas mort. Il vit dans une base lunaire et entraîne une armée d'Ewoks dans le but de dominer l'espèce humaine."

En fait, je pense même pas que certains d'entre-vous se disent ça... Je pense que tout le monde se dit ça intérieurement. C'est juste qu'on le sait pas. On se le dit sans le savoir.

Vous l'avez certainement deviné, le but de ce billet était de souligner que le précédent billet était le centième à être publié sur la version 2.0 de "Les patates...". C'est le fun. Mais c'est plate parce que je m'ennuie de Charlotte. Étonnamment, ma blonde aussi s'ennuie de Charlotte. En fait, même Stephen Hawking s'ennuie de Charlotte. Stephen King aussi. Même que je pense que tous les Stephen de la planète s'ennuient de Charlotte. J'irais même jusqu'à dire que le monde entier s'ennuie de Charlotte sauf Stephen Harper.

Ça me surprend parce que Stephen Harper aime les chats.

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Où je me rapproche encore plus de mon prix Pulitzer...

chatBon ben, décidément, parler de hockey suscite bien des commentaires. Et à ma grande surprise, vous êtes très bien articulés chers lecteurs et chères lectrices. Non mais c'est pas que je vous sous-estime, c'est juste que je m'attendais à quelques blasts de marde. Émotivité oblige.

Maintenant, petite précision, mon beau-frère Janick me suggérait par l'entremise de Julie de ne plus écrire que je me crisse de pas mal toute parce que dans le fond, je sors quand même avec sa soeur. Dans le mille beauf... Très bonne observation vieux. Alors à l'avenir, quand j'écrirai que je me crisse de pas mal toute, je n'ometterai pas de préciser "sauf de ma blonde bien entendu".

Ah... aussi. Mes sympathies pour Roger. Roger c'était le chat de Janick et il est mort la semaine passée d'un cancer du chat, après huit ans de loyaux service. Que ton âme repose en paix Roger. Prenons donc quatre lignes de silence en sa mémoire.

Justement, je vais vous avouer que je me suis inquiété pour ma pauvre Charlotte dans les dernières heures. On l'a emmené à matin chez le véto pour la grande opération. Disons qu'une chatte en chaleur, ça peut devenir particulièrement gossant. Mais bon, j'ai eu droit à un appel de la chirurgienne vers 10h00 à matin et aux dernières nouvelles, Charlotte se portait très bien.

Je suis certain que là, vous vous dites que c'est vraiment le texte le plus intéressant de toute l'histoire de "Les patates...". Moi aussi, je le pense. En fait, j'imagine qu'on se sent comme je me sens présentement quand on écrit un grand texte. Probablement que tous les lauréats d'un Pulitzer se sont sentis comme moi en ce moment. C'est une espèce de fébrilité qui parcourt toute ta colonne vertébrale jusqu'à te donner des frissons en arrière du crâne. Ce serait supposé d'être indescriptible mais quand on est de la trempe d'un Pulitzer, il n'y a plus de limites.

Bref, hier à deux heures du matin, je regardais des infopubs en mangeant des ramens et là, je tombe sur celle de Télé-Voyance. Tsé, le genre de pubs que tu pourrais voir et revoir sans jamais t'écoeurer. Une pub avec tout ce qu'il faut. Des effets visuels saisissants, une musique envoûtante mais surtout, une simulation d'appel d'un réalisme tellement... réaliste!

Non mais faut voir la performance digne d'un Academy Award de la comédienne qui interprète la cliente. Avec son jeu de mains unique, elle parvient à nous faire passer par toute une gamme d'émotions. À vrai dire, elle peut tout jouer avec ses mains: la tristesse, l'anxiété, le bonheur, la colère, la surprise, le doute. Quand je dis tout c'est toute!

J'ai fini mes ramens au poulet en m'imaginant dans la peau du gars qui a conçu cette annonce là. Comment pouvait-il se sentir alors qu'il scénarisait le tout. Eh ben, depuis quinze minutes, je pense le savoir.

Comme un gars qui emmerde ses lecteurs avec l'opération de son chat.

Genre.

Mais de toute façon, je me crisse de pas mal toute. Sauf de ma blonde bien entendu.

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04 mai 2008

Où je ne me ferai guère d'amis...

hockeyJe sais que je vais me faire bien des ennemis mais je suis crissement content que le Canadien ait été éliminé. Non mais crisse, un moment donné, ça commence à faire. Hockey par icitte, hockey par là, hockey dans tévé, hockey sur le journal, hockey dans le ciel, hockey dans l'eau, hockey en dessous de la nappe, hockey dans un biscuit chinois.

Parce que le sport et moi, ça fait même pas deux. Je pense que ça doit faire 815. Si vous saviez comment que je me câlisse du sport. J'haïs même pas ça, je m'en câlisse juste tout court. Mais faut s'entendre quand même... J'ai beaucoup de respect pour le monde qui font du sport mais je vois ça comme le tricot: quand tu tricotes, à moins que tu aies préparé un foulard ou des pantoufles à quelqu'un, tu le feras pas chier à longueur de journée avec le fait que tu tricotes. Ça devrait être la même chose avec le sport: quand tu fais du sport, à moins que tu me sauves la vie en te pétant un sprint pendant que tu me tiens dans tes bras pour me sauver d'une explosion, fais-moi pas chier avec ton jogging ou ton fitness.

Mais bon, pour en revenir à notre sport national, je suis vraiment content. Enfin, le monde vont enlever leurs petits drapeaux cuculs du CH de leur char. C'est pas que ça me gosse mais je trouve juste ça imbécile. Penses-tu vraiment qu'en mettant ton drapeau après ton char, un joueur du Canadien va venir faire un tour à Chicoutimi pis remarquer ton drapeau pour enfin se dire: "Crime, le peuple croit en nous, à soir, je livre le match de ma vie pis on va la gagner la coupe,. Tu vas voir!" Ma réponse: non.

Aussi, finis les reportages cons aux nouvelles où c'est qu'on voit des freaks ben chauds à quatre heures de l'après-midi pis toutes peinturés laittes en pseudo-gilet du CH. Fini le monde qui te dise: "On va la gagner à soir, tu vas voir!" Fuck you man, tu gagneras rien à soir. Tu joues pas man. C'est peut-être ton équipe préférée mais c'est pas ton équipe. C'est pas toi qui joues. En fait , y a personne qui joue à soir. Y a du monde qui travaille pis si y gagnent leur match, ben toi, tu gagneras rien de plus dans ta vie. Faque on s'en crisse tu?

C'est comme si j'allais voir un show de Daft Punk pis que je demandais au monde dans la file: "Pensez-vous qu'on va donner un bon show?" Y a personne qui demande ça avant un show. Tout le monde sait que ça a beau être ton band préféré... ben c'est quand même pas ton band.

Anyway, c'est ben beau tout ça mais checkez ben, d'ici deux semaines, ça va être encore pire. Car il a y toujours pire. Et ici, le pire du pire pour moi, le top de l'insignifiance, l'extrême du mais-qu'est-ce-que-je-peux-m'en-crisser, c'est la F-1.

C'est pour ça que quand j'entends que le gaz coûte de plus en plus cher, alors que le monde entier sacre dans leur char, moi je me dis: je pense que je vais me faire bien des ennemis mais je suis crissement content que...

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23 avril 2008

Où je fais étalage du peu de conscience sociale qui m'habite...

chatJ'ai trop mangé de gâteau chocolat. C'est que d'habitude quand c'est mon break, je me prends une chocolatine au café en face mais là, y en restait pus faque j'ai dit: "Fuck off, aujourd'hui on essaie le gâteau" mais crisse, c'est du triple chocolat genre. J'ai l'impression d'avoir du sirop dans les veines.

Mais bon, pendant que je me bourrais la face, je lisais le journal en me disant que j'étais crissement écoeuré du discours écolo. En fait, ça m'a toujours laissé de marbre les discours écolos mais là je suis juste tanné. Tsé, disons que j'ai la conscience ben tranquille à ce niveau là. Je conduis pas, je bois toujours dans la même bouteille d'eau, je récupère ce que je peux et en gros, mon peak de pollueur, c'est mes botches de cigarettes que je pitche à terre.

De toute façon, je pense qu'environnementalement, je suis une espèce de trou du cul. Je m'en crisse et je l'assume. En fait, je me crisse pas mal de toute. Tant que les chats ont ce qu'il faut. Justement. Hier, ma chérie d'amour était venue me chercher à la job pis en revenant, on voit un chat crissement cute sur la rue. Là, je fais comme remarquer qui y manque une patte. Ça, ça m'a touché. C'est poche mais quand on est poche, faut vivre avec.

Quinze minutes plus, je sors fumer une toppe avec Julie sur la galerie en arrière pis là, on entend un chat qui lâche un osti de cri intense. Du genre, une chatte vient de passer au batte. On voit ladite chatte qui part à la course et kessé qu'on voit pas: le chat à trois pattes qui lui court après. Super.

Un peu plus tard, il devait être deux heures du matin, j'écoutais la tévé pis là, Charlotte se met à courir d'un bord pis de l'autre de l'appart en miaulant. Après deux minutes de ce traitement, je m'écoeure de l'entendre se pitcher dans les stores de la fenêtre et je lui dis: "OK Charlotte, tu vas te calmer parce que sinon je te crisse dans la toilette".

Pour ceux qui ne le savent pas, je suis certain que s'il y avait des tests MENSA pour les chats, je suis prêt à parier que Charlotte pèterait des scores. Mais ce qui est le plus badtrippant, c'est qu'elle est doublée d'un caractère baveux donc, quand elle se décide à nous faire chier, on dirait que rien n'est laissé au hasard.

Je venais donc de lui faire ma menace et là, Charlotte part se cacher à l'intérieur d'un fauteuil tout en continuant à me miauler: "Pauvre con, je vais ben miauler tant que ça va me tenter, anyway je l'sais que tu comprends même pas comment je fais pour rentrer dans c'te fauteuil là." En fin stratège que je suis, j'en viens à la conclusion que si Charlotte miaule, c'est parce qu'il y a un chat dehors qui la cruise faque si je le fais décrisser, probablement que retour au calme il y aura.

Je mets donc mes espadrilles et ma veste et je sors sur la galerie, ben pompé à imposer un régime de terreur à toute espèce vivante à l'extérieur. Comme j'ouvre la porte, je prends une grande inspiration et au moment où je m'apprête à semer la terreur, je vois-tu pas le petit chat à trois pattes sur ma galerie.

Une question morale s'amorce alors dans mon esprit: "Doit-on traiter les animaux infirmes de la même façon que les animaux en pleine possession de leurs moyens?" Une seconde de réflexion plus tard, la réponse sortait de ma bouche: "Heille, chat à trois pattes, décrisse".

J'en ai profité pour en griller une et contribuer du même coup au sacage de notre belle planète en pitchant mon botche à terre. Je vous le dis, je me crisse de pas mal toute.

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25 mars 2008

Où magasiner peut devenir labyrinthique...

labytrintheSamedi passé, comme Julie voulait peut-être avoir un ordinateur portable pour écrire son mémoire de maîtrise, on est allé voir au centre d'achats, question de voir les deals. On arrive là pis vu qu'on passait en avant de La Source, on décide d'aller voir. Je checke les ordis en vente pis là, je dis à Julie :"Fuck off, c'est toute des ordis de marde." Une seconde plus tard, un vendeur ben fringant arrive pis je le remercie poliment en y disant que c'est ben beau, qu'on regardait juste comme ça. "Oui mais vous savez qu'on a des supers offres que personne d'autre... pis bla bla blia... pis bla bla blo" que le gars me shoote avec zéro naturel. Je le re-remercie poliment pis là, il me dit que si y a quoi que ce soit, qu'on rien que à lui demander.

J'y dis que c'est cool pis au moment même où il nous quitte, un autre vendeur sort de nulle part et nous demande si on a été servis. Je jette un regard vers l'autre vendeur, du genre "ouais... j'pense que c'est ce que ce gars-là vient de faire..." pis comme le vendeur tout droit sorti de nulle part reste stoïque, j'ajoute un :"Oui merci... c'est bien beau...on venait juste voir comme ça." C'est là que le vendeur tout droit sorti de nulle par me dit avec zéro naturel: "Oui mais vous savez qu'on a des supers offres que personne d'autre... pis bla bla blia... pis bla bla blo". Curieuse impression de déjà-vu. Question de pas trop briser la séquence établie, je le re-remercie poliment sauf que là, j'attends pas qu'il se pousse en me disant que parti comme c'est là, un troisième vendeur pourrait arriver du plafond. Faque tout en refusant tel un gentlemen ses services, je pogne la main de Julie et subtilement mais surement, j'y vais d'un pas à reculons avec le seul souhait de pouvoir sortir de cet établissement sans virer fou.

À peine sorti de La Source, Julie me dit: "Non mais tsé, trop de service c'est comme pas assez." Affirmation avec laquelle je suis tout à fait d'accord. Nous marchons donc en direction du Future Shop où des deals "pas possibles" sont annoncés sur tous les ordis portables pis là, on commence à checker les offres en se disant que ça peut avoir de l'allure. Tout ça est ben cool sauf qu'après une quinzaine de minutes, on commence à se dire que ça serait le fun de pouvoir parler à quelqu'un qui travaille là, question d'être au parfum. Ironie de la vie, Julie se met alors à la recherche d'un vendeur pis c'est finalement un gars crissement sympa qui nous dit qu'il va essayer de nous trouver un vendeur en informatique. Deux minutes plus tard, le gars crissement sympa revient et nous dit que ça devrait pas être long, qu'il va ben finir par trouver quelqu'un.

C'est finalement après un bon cinq minutes qu'un gars très cool arrive. On discute de deux ou trois modèles pour enfin s'entendre sur un ordi qui pourrait être intéressant. La chose revient à 599 dollars. On commence donc à parler de modalités de paiements et c'est là que le délire s'installe. Tout d'abord, il faut compter un 100 piastres pour la mise en marche de l'appareil. De mon côté, je garde mon sang-froid en me disant que "Crisse, c'est quand même pas une navette spatiale...". Là, le gars me dit qu'il faut aussi qu'on fasse une sauvegarde de tout le disque dur sur DVD pis aussi, qu'il faut le faire analyser par une "machine qu'il ne sait même pas c'est quoi mais qui coûte vraiment cher".

À cette étape-ci, je commence vraiment à penser qu'il y a mésentente. Sommes-nous vraiment en train de parler d'un ordinateur ou bien, il s'agit ici vraiment d'une navette spatiale? Le gars me parle alors d'un antivirus top-qualité, de garanties et d'un tas d'autres trucs que si on achète pas, autant se faire interner tout de suite dans un asile de fous. Mais moi, je suis encore totalement dépassé par la  "machine qu'il ne sait même pas c'est quoi mais qui coûte vraiment cher" pis là, j'y demande c'est pourquoi au juste. Le gars me revient avec son histoire de sauvegarde de disque dur sur DVD et pour me convaincre, me lance: "Moi par exemple, j'ai cet ordi-là (celui qu'on pensait acheter) et l'antivirus (qu'il serait fou de ne pas acheter) pis ça ça doit faire presque un an pis les trois fois que y a fallu que je réinstalle toute, j'vas te dire que j'étais vraiment content d'avoir toute mes back-up sur DVD. Mais même là, toutes mes données importantes, je les mets sur un disque dur externe faque j'm'en fous-tu de tout perdre sur mon disque dur."

Probablement qu'à ce moment-là, j'avais l'expression faciale d'un gars qui vient de voir un quidam exploser sous ses yeux. J'aurais aimé être comme les gars cools dans les émissions de télé genre Rumeurs pis y lancer de quoi du tac au tac mais je suis un gars juste normal pis si ma vie était une émission de télé, ça s'appellerait probablement Prends ton trou. Faque j'ai dit que c'était OK tout en me disant intérieurement: "Oui mais crisse, ton ordi y est pas si hot d'abord parce que si tu me dis qu'y a fallu que tu le formates 3 fois en moins d'un an pis que t'as toute perdu ce que t'avais sur ton disque dur, ça veut peut-être dire aussi que ton antivirus super-hot, c'est probablement de la crisse de marde."

Mais comme je vous dis, j'ai juste opiné de la tête pis comme pour conclure la discussion, Julie a demandé que dans l'éventualité où on serait intéressés à se le procurer, ça monterait à combien? Le vendeur a réfléchi quelques secondes avant de nous lancer: "Ben, il faut savoir que ces ordis là, dans le temps ça se vendait pas en bas de 3000 dollars pis maintenant, on peut s'en procurer un à 600 dollars. Sauf que c'est certain qu'après avoir acheté tout ce qui est nécessaire, on s'en sort à environ 1200 dollars."

Je vous épargne la suite mais vous devinerez que je vous écris à partir de mon ordi pas portable - que d'ailleurs il faudrait que je finisse de rembourser à Vinnie - et que la seule fois où j'ai eu à le formater, c'était parce que j'avais essayé d'installer, tel le dernier des idiots, un crack pas fiable pantoute.

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Où je ne me ferai pas ami avec un mot...

tsunamiY a des mots comme ça. Des mots qui te font chier. Des mots qu'à chaque fois que tu lis, tu te dis: "Tabarnac que chus écoeuré de ce crisse de mot là". De ces temps-ci, en fait depuis un bon bout mais là, assez c'est assez, y a un mot que je suis tout simplement pus capable. Peut-être que vous-autres aussi mais bon, au point où je suis rendu je dois valoir mille personnes... Le fameux mot est nul autre que... yark... je m'apprête à l'écrire et j'en ai mal au coeur... c'est TSUNAMI.

Non mais ça se peut-tu comment un mot peut finir par nous couper notre fun. C'est un tsunami de commentaires... A fait l'effet d'un tsunami sur... Un vrai tsunami émotionnel. Non mais crisse! Revenez-en des tsunamis! Je suis pus capable!!!

Bon... maintenant que je vous l'ai dit, j'aimerais vous dire que je me sens mieux mais non. Dirigeons-nous donc vers du positif. Hier, alors que je revenais d'une soirée bien arrosée où j'ai joué ma toute première partie à vie de Cranium, et où j'ai notamment vu mon cousin Renaud péter une coche à cause d'une réponse qu'il ne jugeait pas bonne, j'ai eu une sacrée belle surprise en ouvrant mon Myspace.

La surprise était un message d'une sympathique demoiselle ayant signé son courriel d'un simple C. Outre les remarques très touchantes que celle-ci m'a fait à propos de ce blogue, le moment le plus exquis est celui où elle me demandait  "Pourquoi n'as-tu pas gagné le Pulitzer?".

Wow! Non mais une question comme ça, tu t'en rappelles longtemps. Alors, C. Encore merci. Vraiment, tu m'as gonflé à bloc sauf que là, au risque de passer pour un alcoolique fini, j''arrive encore d'une soirée passablement arrosée alors, je vais aller faire un petit dodo, question d'avoir un peu de dignité au boulot demain.

J'ai comme la curieuse impression de m'être fait passer dessus par un tsunami...

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